Le 22 février 2019, pendant qu’il était remorqué vers l’île principale par les garde-côtes nationaux, un boutre iranien a pris feu dans les eaux seychelloises. Le navire a été appréhendé lors d’une opération conjointe des garde-côtes des Seychelles, de l’armée de l’air des Forces de défense des Seychelles et du Centre national de coordination et d’échange d’informations. Les treize membres de l’équipage, tous des ressortissants iraniens, se trouvaient à bord lorsque l’incendie s’est déclaré. Selon les autorités locales, trois d’entre eux ont été hospitalisés. Il n’est pas encore clair si l’incendie a été déclenché volontairement par les membres de l’équipages, qui sont par ailleurs suspectés d’entreprendre des activités illicites dans les eaux seychelloises. Un cas similaire a été signalé en avril 2018 lorsqu’un boutre iranien, soupçonné d’être impliqué dans des activités de trafic de drogue, a pris feu et a coulé après avoir été saisi par des agents de la police nationale et des garde-côtes. Les 14 membres de l’équipage qui ont été épargnés par l’incendie ont été transférés à l’ancienne base des garde-côtes des Seychelles en attendant d’être inculpés par les autorités. En novembre 2018, la Cour des magistrats des Seychelles a placé en détention provisoire 28 ressortissants iraniens pour des accusations liées au trafic de drogue après leur arrestation pendant une opération conjointe du bureau de lutte contre les stupéfiants et des garde-côtes. A l’issue de cette intervention, 500 gr. de résine de cannabis et 2,5 gr. d’héroïne avaient été saisis.

Depuis plusieurs années, les Seychelles ont vu le nombre d’incidents impliquant des ressortissants iraniens et des infractions liées au trafic de drogue dans leurs eaux territoriales augmenter. Si ces incidents viennent souligner la vulnérabilité des Seychelles aux activités illicites en mer, ils montrent également l’habilité des autorités nationales à mener des opérations conjointes afin de lutter contre la criminalité transrégionale en mer.