Le 15 décembre, un navire marchand a été attaqué aux côtes de la ville de Brass, située au sud de l’état du Bayelsa au Nigeria.  En 2018 le taux d’attaques de pirates a augmenté au Nigeria, particulièrement aux bouches du Niger une région clé pour la production de pétrole en mer. Le dernier rapport du Bureau maritime international (IMB) souligne que sur les 57 attaques qui ont eu lieu dans le Golfe de Guinée en 2018, 41 sont survenues dans les eaux nigérianes. L’incident démontre que le phénomène de la piraterie continue à s’etendre. Ainsi, tant que les racines socio-économiques du phénomène ne sont pas adressées et que la structure en matière de sécurité n’est pas adaptée, il est possible que les attaques de pirates perdurent pendant les prochaines années. 2019 a commencé avec une attaque aux côtes du Bénin le 2 janvier lorsqu’un pétrolier appartenant à la Mediterranean Shipping Company (MSC) et navigant sous le pavillon panaméen a été attaqué par des pirates à environ 55 miles nautiques des côtes de Cotonou. Plusieurs membres de l’équipage sont présentement portés disparus. Ces dernières années, les attaques de pirates ont augmenté dans les eaux nigérianes mais elles se sont aussi multipliées aux côtes du Ghana et du Bénin. Selon les experts, il s’avère que des pirates nigérians opèrent dorénavant dans les eaux de ces deux pays. Cependant, concernant l’attaque en question, il semblerait que le pays d’origine des pirates n’ait pas encore été révélée.