Dans le dernier rapport du International Maritime Bureau (IMB), 156 des incidents liés à la piraterie ont été rapportés à l’international pendant les neufs premiers mois de 2018. Le Golfe de Guinée compte pour 57 des 156 incidents signalés. La plupart de ces incidents ont été rapportés dans les eaux territoriales nigérianes et dans les eaux internationales environnantes (41). Récemment, l’encrage de Takoradi au Ghana semble avoir subi une augmentation des actes d’abordages criminels.

Le 22 septembre, 12 membres du Glarus, un vraquier suisse, ont été kidnappés à 45 milles nautiques au sud-ouest de l’ile de Bonny, au large des côtes des bouches du Niger. Le vraquier transportant du blé était en transit entre Lagos et Port Harcourt quand il a été abordé par des pirates qui ont enlevé 12 des 19 membres de l’équipage.

Le 28 octobre, des pirates ont réussi à aborder le Pomerania Sky, un porte-conteneur qui allait en direction du port Nigérian de Onne. Selon la société gestionnaire du navire, les pirates ont enlevé 11 membres de l’équipage, laissant neuf autre à bord.

Le 6 novembre un groupe de neuf pirates ont attaqué un pétrolier de gaz naturel liquéfié (GNL) encore une fois à environ 30 milles nautiques au sud de Bonny au Nigeria. Les pirates ayant poursuivi et ouvert le feu sur le pétrolier n’ont finalement pas réussi à s’approcher ni à aborder grâce aux manœuvres de l’équipage. La chambre internationale de commerce de l’IMB a rapporté que le pétrolier et son équipage étaient indemnes. Les pétroliers de GNL sont généralement équipés de réservoirs à double paroi qui leur permettent d’être immunisés contre les attaques à l’arme légère. Un autre incident a été signalé le 11 novembre à environ 10 milles nautiques au large des bouche du Niger, où un navire a été attaqué par huit hommes masqués à bord d’un petit bateau à moteur. Cependant, le détournement du navire a été arrêté.

Le Golfe de Guinée est particulièrement exposé aux attaques de pirates qui s’adonnent à des rapts dans l’espoir de récolter des rançons. Pendant les dernières années, un bon nombre de ressortissants étrangers ont été enlevés dans la région sud des bouches du Niger, un pôle de production pétrolière vital aux économies de l’Afrique de l’Ouest.